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Historique de Saint Seine sur Vingeanne

Le nom de Saint Seine sur Vingeanne serait tiré du nom d’un abbé Sequanus qui dépendait du diocèse de Langres

L’histoire dit que l’abbé Sequanus qui aurait donné son nom à l’église puis au village serait le descendant d’un prêtre de la déesse Sequana à l’origine du nom du fleuve qui arrose Paris. Les vestiges d’un ancien temple gaulois ont été découverts près de la source de la Seine.

Le nom de Saint-Seine a été donné au fils du Comte de Mesmont lors de sa canonisation. En 534 il laissera ce nom au village de Saint-Seine l’Abbaye. Au IX° siècle apparaîtra cette dénomination pour notre village situé près d’une rivière qui portait alors le nom de Elperici ou Helperici. Le nom de Sanctus Sequanus est cité dans les chroniques de Bèze en 830. En 852 le cartulaire de l’abbaye de Saint Bénigne mentionne une agglomération (Etaules) qui aurait existé près de la rivière Elperici à proximité de l’ancienne forge. En 1060 apparaît le nom de Sanctus Sequanus Helpericurtis.

Le vocable Vingeanne apparaît après les premières croisades où, selon Monsieur Jean Robinet, (écrivain-historien) dans " la Vingeanne pas à pas " le Seigneur d’Aprey (lieu où la Vingeanne prend sa source) aurait gravé sur une pierre, à la mort de sa femme : " là vint Jeanne " en souvenir de celle qu’il aimait.

La chronique de Bèze récapitule les différentes appellations de Saint Seine sur Vingeanne :

  • en 1220 : Sanctus Sequanus le Reçot et Sanctus Sequana Villa
  • en 1252 : Sanctus Secanus
  • en 1252 : Saint Ceigne sur Vingenne
  • en 1256 : Saint-Seingne
  • en 1272 : Saint Ceingne
  • en 1275 : Sanctus-Secanus-Super-Vingennam
  • en 1300 : Sein-Seigne
  • en 1310 : Saint-Cevigne
  • en 1312 : Saint-Soigne
  • en 1321 : Saint-Coigne-Lou Recel et Saint-Coigne-sur-Vinganne
  • en 1333 : Saint-Ceingne-sur-Vingenne
  • en 1349 : Saint-Soigne-sur-Vingenne
  • en 1372 : Saint-Saigne
  • en 1374 : Saint-Saingne
  • en 1375 : Saint-Ceigne-la-Ville, Saint-Soigne-devers-l’Eglise
  • en 1398 : Saint-Seigne
  • en 1644-1645 : Sainct-Seigne-la-Tour, Saint-Seyne-les-Halles-sur-Vigenne

Aujourd’hui les appellations Saint Seine l’Eglise et Saint Seine la Tour désignent toujours les deux entités de Saint-Seine-sur-Vingeanne.

Avant 1789, Saint-Seine était déjà du diocèse de Dijon doyenné de Bèze province de Bourgogne baillage de Dijon, subdélégation d'Is-sur-Tille, district d’Is-sur-Tille, canton de Fontaine-Française.

La carte du second canton des Atturiens du Pagus Attuariorum au V° siècle mentionne Sanctus Sequanus ce qui indiquerait que ce lieu a été habité par les Romains après les Gaulois. Du reste les trouvailles gallo-romaines qui y ont été faites en sont une preuve évidente. Saint-Seine bâti en amphithéâtre, sur le bord d'une dérivation de la Vingeanne creusé de mains d’hommes vers 1702 est un agréable village. On y trouve de belles maisons de campagne et de tous les points élevés on jouit d'un superbe coup d’œil. sur la vallée de la Vingeanne.

Les Normands et les Hongrois lors de leur passage au IX° siècle (888) ruinèrent absolument le pays.

Réédifié, il fut divisé en trois parties.

- Saint-Seine-la-Tour au midi, du côté de Rosières

- Saint-Seine-l’Eglise, au nord

- Saint-Seine-les-Halles à côté de Saint-Seine-la Tour.

 

I - Saint-Seine-la-Tour

Ainsi appelé à cause de son donjon, énorme tour carrée entourée d'un large et profond fossé d'où l'eau, pour le remplir arrivait de la Vingeanne par un canal dont on voit encore les traces.

Ce fossé était lui-même entouré de quatre fortes courtines flanquées aux angles de quatre grosses tours rondes de 11 et 15 mètres de diamètre, dont on peut voir l'emplacement et des vestiges. Placé sur le bord de la Vingeanne qui en baignait les murs du bas et les tours du couchant, ce château, vraie forteresse, dominait un pont à péage, démoli lors de la construction en 1750 du pont en pierre sur la route vers la forge.

Le seul chemin carrossable, de Fontaine et d’autres villages pour aller à Gray, passait sur le pont de la Tour. Pour s’exempter du droit de péage, on traversait la Vingeanne au gué de Rosières et, par des chemins vraiment impraticables, on gagnait Autrey et Gray.

Les mémoires de l’époque et la tradition nous apprennent qu’au moment de quitter le champ de la bataille qu’Henri IV livra contre la Ligue et les Espagnols, à Fontaine-Française, le 5 juin 1595, Albert de Gondy, nommé le cardinal de Retz, invita Henri IV à venir coucher dans sa grosse tour de Saint-Seine, où il tenait garnison. Le roi qui craignait quelque trahison, parce que Retz avait été longtemps indécis entre la Ligue et lui, répondit : "Ventre-saint-gris je ne mets point ainsi un pourpoint de pierre sur le corps!". Un autre auteur rapporte cette autre réponse qui diffère peu de la première: "Croyez que je reposerais mal sous la voussure du donjon de votre forteresse.". Henri revint coucher à Fontaine-Française, au château, dans la tour du midi, où il était plus en sûreté.

La forteresse de la Tour fut prise par les ligueurs, commandés par Guyonville, et requise par M. de Talmay en 1591 qui la rendit à de Retz. Elle résista pendant trois jours de siège contre l'armée du duc de Lorraine, en septembre 1636 ; mais le duc en se retirant brûla toutes les maisons, égorgea les femmes et les enfants et emmena tous les bestiaux. On sait qu'en février 1591, Erard VI, marquis de Tréchateau, fut fait prisonnier en combattant avec le marquis de Mirebel contre les ligueurs, dans une charge qu'il donna près de Saint-Seine-sur-Vingeanne, contre les troupes de Guyonville.

A la suite de la guerre de trente ans, les villages de Saint-Seine, Pouilly, Licey, Dampierre, etc., avaient été ravagés et presque totalement détruits. Les habitants fuirent et vinrent chercher un refuge à Fontaine et y firent baptiser leurs enfants.

A Saint-Seine, après le sac de 1636, il ne resta qu'un seul habitant, le fabricant de poudre, qui demeura caché dans une des tours du château de Saint-Seine-l'Eglise.

 

II.- Saint-Seine-l'Eglise (ou le Château)

Là se trouve l'église paroissiale du XIII ème siècle L'église de Saint-Seine est une des plus anciennes et des plus belles du style roman bourguignon. Elle a dû forcément subir des transformations à la suite des guerres qui l'ont à plusieurs fois dévastée, ruinée et en partie brûlée. Après le passage de Gallass (en 1636), le clocher resté éventré, fut pendant cinquante ans couvert avec des bottes de paille.

Elle se compose d'une nef principale et d'un chœur voûtés en voûtes d'arête sur plan barlong, et de deux bas-côtés aussi en voûtes d'arête sur plan carré, dont les toits, sur la dernière travée, se relèvent et se retournent perpendiculairement sur la nef de façon à tracer les bras d'un transept.

Le chœur se termine carrément. La tour du clocher, sur plan barlong, est assise sur les piliers à l'intersection de la croisée de la nef et du transept.

Cette tour, de belle proportion, est percée sur les quatre faces et à deux hauteurs différentes, de fenêtres géminées à riches colonnettes et se termine par une haute toiture pyramidale autrefois couverte en tuiles vernissées.

Toute la construction est faite en excellents matériaux et fort bien appareillés ; un grand nombre de tailles portent des marques curieuses des tâcherons. Le peu de sculpture de la période du moyen-âge qui subsiste encore présente une facture un peu raide, mais vigoureuse et qui témoigne d'une connaissance approfondie des grands effets produits par de simples oppositions de masses habilement disposées. La clef du transept et les bas-côtés sont couronnés par une corniche à modillons du type de Saint-Philibert de Dijon, type fort répandu en Bourgogne. Ces modillons rampent ici jusque sous les demi-gâbles des bas-côtés et le gâble du pignon central, que surmonte une croix de pierre ajourée, fort simple, mais d'un grand caractère.

La porte, d'un joli dessin, a malheureusement été mutilée d'une façon barbare. Afin de donner plus de hauteur et plus de place, on a creusé, son tympan en forme de segment en faisant sauter la sculpture des arcatures aveugles et supprimé le meneau central. Les colonnettes qui formaient les rayons de la rose du pignon et dont on voit encore les amorces, ont également disparu.

La poussée des arcs doubleaux et ogives de la nef n'est pas maintenue par des arcs-boutants, mais simplement assez bas, par des murets triangulaires, suivant le rampant des toits des bas côtés. C'est encore un des moyens timides employés pendant la période de tâtonnements de l'architecture romane.

L'église de Saint-Seine présentait une curieuse disposition qui se rencontra parfois dans les églises du moyen-âge : le sol de la nef et des bas-côtés n'est pas horizontal mais ressautant par deux gradins (le premier pour le peuple, le second pour le seigneur et les fabriciens) jusqu'à la bordure du chœur qui forme le troisième gradin pour le clergé ; les bases des piliers suivaient ce mouvement ascensionnel ; malheureusement le dallage a été nivelé au XVIII ème siècle, les bases des colonnes sont cachées et la surélévation du pavage fait que les voûtes paraissent moins hautes.

Des litres noires (bandes) intéressantes entouraient l'église, il n'en reste plus de traces qu'extérieurement, le long de la paroi septentrionale du mur du choeur. On y voit trois litres superposées du XVII ème siècle : en haut, un bandeau aux armes des Legouz Maillard (?), au-dessous, un autre bandeau aux armes des Mellin ; enfin, tout au bas, une litre avec l'écu losange, de la veuve d'Emmanuel d'Escry.

Lors de la dernière restauration, l'enlèvement d'un autel du XVII ème siècle, adossé au mur du chœur, a mis à jour une merveilleuse fenêtre François I er, aux sculptures fines et délicates, dues certainement au ciseau d'un grand artiste. Deux pilastres, dont le chapiteau, aux volutes ioniques inversées, est formé par un groupe de petits anges portant les instruments de la passion, divisent ta baie et soutiennent un fenestrage très ajouré dont les culs de lampes, les clefs et les amortissements sont couverts de figurines et d'arabesques les plus délicates. "ll est probable que les fenêtres du chœur ont été remaillées de cette façon au commencement du XVIème siècle, car on voit encore une clef charmante formée de deux anges, ainsi que le départ d'un meneau François l er à la fenêtre sud de l'avant-choeur.

"La grande fenêtre de l'abside vient d'être garnie d'un superbe vitrail, œuvre de M. Didon. Au-dessous de la fenêtre, on a découvert l'autel de l'église primitive : c'est une simple dalle, au puissant chanfrein, supportée au centre par un massif de maçonnerie autrefois revêtu de peintures, et aux deux extrémités, par des colonnes qui ont disparu.

"L'église de Saint-Seine renfermait autrefois de fort belles pierres tombales. Elles ont été mutilées à la révolution, et l'on ne peut guère reconnaître aujourd'hui que celle d'Arnoul de Saint-Seine et de Marguerite de Saint-Rémy, sa femme ; et, dans le choeur la tombe de Chrétienne de Cusance, femme de Guillaume de Saint-Seine."

Ces dernières années, sous l'habile direction de M. Charles Suisse, d'importantes réparations ont été faites particulièrement aux maçonneries extérieures qui étaient, dans certains endroits, quelque peu délabrées. L'ancienne et trop petite sacristie, adossée au mur du choeur, a été démolie et remplacée par une belle construction, du style de l'église, édifiée derrière le chevet et reliée avec lui par un couloir tout en pierre de taille.

Le 11 septembre 1791, le curé d'Is-sur-Tille nomme un curé constitutionnel à Saint-Seine

Le château actuel, flanqué de deux tours encore debout est en très bon état. Ces tours semblent dater du XVIème siècle, tandis que l'habitation, le château proprement dit, entre les deux tours du midi, est moderne. M. le marquis Etienne de Saint-Seine a ajouté une aile, un pavillon à l'ouest, sur le bord de la demi-lune qui devait faire place d'armes. Cette nouvelle construction, avec les dépendances datant de 1865, ont fort embelli la propriété de laquelle on jouit d'un admirable coup d'œil sur la vallée de la Vingeanne.

Il fut mis à sac par les armées de Gallass en 1636. Seules les deux tours nord, furent épargnées. Tout le reste du château fut brûlé, ruiné, démoli. Ce serait donc sur la fin du XVII ème siècle que les deux autres tours auraient été reconstruites, mais on ne releva pas les courtines qui les reliaient.

La forge, aujourd'hui habitation, construite au milieu du XVIème siècle, avec haut fourneau, a remplacé la Grange d'Estaule, échangée contre celle de Rosières, en 1320, entre le duc de Bourgogne et Pierre de Saint-Seine qui fit construire la maison-forte de Rosières.

 

III - Saint-Seine-les-Halles

A cause des foires et des marchés qui s'y tenaient sous une vaste halle. Ces halles se situaient à l'emplacement de l'actuel lotissement de "Belle Charme".  Cette partie de Saint-Seine fut acquise, en 1252, par le duc de Bourgogne. Philippe-le-Bon la donna, en 1435, à Michel Garnier, son secrétaire, à vie seulement, et en 1457 à Jehan Mairet Pannetier pour en jouir à volonté.

Il y avait autrefois, à proximité de Saint-Seine la Tour, une forteresse en très bon état, appelée château des-Halles ou château du Roy ou encore château des Buttes, la première du lieu, qui a été brûlée et détruite par les Allemands, dans le XV ème siècle. Quelques vestiges sous forme de carreaux de terre cuite on été découvert sur ce site par Monsieur Pierre Rabiet au début des années 1950. Elle a été remplacée par le château de la Tour, mieux situé et plus facile à défendre à cause de la proximité de la rivière dont l'eau emplissait à volonté les doubles fossés.

Saint-Seine-l'Eglise et Saint-Seine-les-Halles ensemble ont fait partie de la seigneurie de Beaumont et d'Autrey jusqu'en 1252, époque à laquelle Béatrix de Beaumont la céda au duc de Bourgogne. Après cette concession, Saint-Seine n'a plus formé que deux seigneuries, l'une ducale ou royale, et l'autre, Saint-Seine-laTour, a dès lors appartenu à une famille de chevaliers qui se sont distingués, par les armes, dans l'église et leurs alliances avec les grandes maisons, pendant trois cents ans.

Le premier fut le célèbre Renaud de Sein Ceigne qui eut six enfants.

Pierre, l'aîné de Renaud, fit bâtir Rosières entre 1321 et 1350, année de sa mort, après l'échange qu'il fit avec le duc Eudes IV de sa grange d'Estaule (la forge plus tard) contre celle de Rosières.

En 1100, Villencus d'Altason donne aux religieux de Bèze deux manoirs francs dont un était à Saint-Seine-sur-Vingeanne.

Vers 1143, Ponce et Humbert de Saint-Seygne, frères, ayant assassiné, dans ce lieu, Guillaume d'Avesne, eurent des débats avec Guillaume II, son frère. Le seigneur Hugues de Beaumont ordonna aux frères de Saint-Seygne, pour faire la paix, de fonder un anniversaire de cinq sols au monastère de Fouvent où le corps de Guillaume avait été inhumé.

Vers 1200, Hugues de Vergy, fils de Simon, épousa Alix de Saint-Seine-sur-Vingeanne, fille de Hugues, seigneur de Saint-Seine, sœur de Mile de Saint-Seine, chanoine d'Auxerre, de Guillaume, chanoine de Beaune, de Simon de Saint-Seine, écuyer, tous nommés dans une charte de l'abbaye de Theuley de l'an 1230. Jean de Vergy avec Alix, sa mère, en 1252, vendent, au duc Hugues de Bourgogne, tous les droits qu'ils ont dans la seigneurie de Saint-Seine-sur-Vingeanne.

En 1275, Jean de Vergy, seigneur de Beaumont et de Fontaine-Française, après discussion et transaction, conserva la garde Saint-Seine.

Jean de Saint-Seine, chevalier, accompagna le comte de Nevers en Hongrie en 1395.

Guichard de Saint-Seine était bailli de Chalon en 1404. Le dernier des Saint-Seine, Guillaume, gouverneur de Luxembourg inhumé à Arlon, ne laissa que deux filles, dont l'une épousa un Saulx de Vantoux en 1491.

En 1430, fut fondée une confrérie de Saint-Georges dite Chevalerie Franc-Comtoise. Le roi Jean et son fils Philippe, prisonniers en Angleterre et beaucoup de gentilshommes captifs avec eux, priaient souvent Saint-Georges devant ses reliques à la chapelle de Windsor.

Faisaient partie de cette confrérie : Jean de Rye, seigneur de Til-Châtel en 1452; Guillaume de Saint-Seigne en 1473 ; Pierre de Saint-Seigne en 1491 ; Guichard de Saint-Seigne en 1496.

Après l'extinction de cette famille, la terre de Saint-Seine fut réunie à la couronne sous Louis XI, qui la céda en 1477 à Charles de Saint-Seine pour récompense de ses services, au rachat de 70 écus d'or. Elle fut réunie au domaine en 1570 et remise à Albert de Gondy, maréchal de Retz en 1580, puis à Louis Odebert, doyen du Parlement en 1673, et enfin à M. Legouz, président à mortier au Parlement de Bourgogne.

Le 20 ou 24 janvier 1714, la terre de Saint-Seine fut vendue à Mme Anne Bertier, veuve de M. Legoux. Cette famille, déjà en jouissance de la seigneurie royale, devint, par cet achat, possesseur des trois parties de Saint-Seine.

Mme Vve Legouz étant morte sans postérité, la seigneurie passa à son beau-frère Pierre Legouz, puis à Bénigne Legouz, né le 5 mai 1719, qui a épousé, le 17 juillet 1742, Marguerite-Philiberte Gagne de Perrigny, aussi fille d'un président à mortier.

M. Bénigne Legouz, chevalier, marquis de Saint-Seine, était déjà marquis de Bantanges lorsqu'il fut reçu, le 28 juillet 1777, premier président au Parlement de Bourgogne. Bantanges est en Saône-et-Loire, arrondissement de Louhans, et a 912 habitants.

Obligé d'émigrer, M. le marquis Bénigne Legouz de Saint-Seine laissait au pays un brave et digne intendant, nommé Jacquinot, qui acheta, au district d'Is-sur-Tille, le château de Saint-Seine-l'Eglise et beaucoup de dépendances. A son retour, M. de Saint-Seine put ainsi rentrer en possession d'une majeure partie de son ancienne seigneurie.

La famille de Saint-Seine, qui n'a pas quitté le pays, a fait de nouvelles acquisitions et par là augmenté ses propriétés qui comprenait une remarquable scierie remplaçant la forge, le moulin d'Estaule, et le moulin de Saint-Seine-la-Tour, monté suivant les systèmes les plus nouveaux. En 1781, la justice seigneuriale de Saint-Seine se composait de M. Trouvé, juge à Champagne, et de M. Drouot, procureur d'office à Fontaine-Française.

La maison commune, où se trouvent la mairie et l'école, est une grande et fort belle construction ; sa façade avec ses pilastres et son avant-corps tout en pierres de taille donnent un aspect presque monumental à cet édifice.

L'ancienne école des filles est aujourd’hui désaffectée. Elle était installée dans un vaste bâtiment où logeaient aussi les instituteurs.

Les registres de l'état civil, tenus par les curés, ont commencé à Saint-Seine le 12 janvier 1650, par le baptême de Prudent Philibert. C’est cent ans après Fontaine-Française

Un petit propriétaire, Antoine Rude, de Saint-Seine-sur-Vingeanne, marié à Claudine Bourtier, d'Arc-sur-'Tille, le 9 février 1756, est père de François Rude, le célèbre sculpteur dont la ville de Dijon, où il a reçu le jour, est justement fière.

De nos jours, sur les cartes deux entités ont été conservées : Saint-Seine-l’église et Saint-Seine-la-Tour. Même si tous les habitants s’identifient à Saint-Seine-sur-Vingeanne, les anciens renseignent encore machinalement les visiteurs en disant : " Untel ?…. Il habite l’autre village ".

Références :

  • Cdt Fournier dans " Terroir ".
  • Pierre Rabiet dans " Terroir ".
  • Jean Robinet dans " La Vingeanne Pas à Pas ".
  • Richard Edouard Gascon dans " En Tramway de Dijon à Fontaine Française et à Champlitte ", 1899.
  • Mademoiselle de Montenay dans " Chronique de Bèze " édition Garnier, 1957.
  • Archives de la Côte d’Or.
  • Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte d’Or, 1847.
  • Henri Chabeuf dans " L’église Bénédictine de Saint Seine l’Abbaye ", 1885.
  • Courtépée dans "Description Générale et particulière du Duché de Bourgogne ", 1785.

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